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L'écrit · dictées

Dictée CM2

10 dictées de CM2 à écouter : le texte en entier, puis chaque groupe de mots, le temps de l’écrire, puis la correction. Chaque texte dit d’où il vient.

Dictée 1 La traversée

Alphonse Daudet, Le Petit Chose · 103 mots · voix de synthèse

  1. 1 Écouter
  2. 2 Écrire
  3. 3 Se relire
  4. 4 Correction

Prends une feuille et un crayon.

La voix lit d’abord tout le texte, une fois. Écoute sans écrire.

Les 10 dictées du CM2

  1. 1. La traversée Alphonse Daudet, Le Petit Chose · 103 mots
  2. 2. Les foins Jules Renard, Histoires naturelles · 109 mots
  3. 3. La fuite de Cadichon Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne · 112 mots
  4. 4. Au-dessus de l’océan Jules Verne, L’Île mystérieuse · 113 mots
  5. 5. Miraut et les chats Louis Pergaud, Le Roman de Miraut, chien de chasse · 114 mots
  6. 6. La rentrée des petits bergers Louis Pergaud, La Guerre des boutons · 115 mots
  7. 7. Cosette à la fontaine Victor Hugo, Les Misérables · 116 mots
  8. 8. Le labour George Sand, La Mare au Diable · 118 mots
  9. 9. Les moutons Jules Renard, Histoires naturelles · 120 mots
  10. 10. La tempête Jules Verne, Deux Ans de vacances · 121 mots

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Dictée CM2, sur Classetto

Sur cette page
  1. Une dictée découpée en groupes de mots
  2. Une dictée en quatre étapes
  3. Ce que le programme attend en fin d’école
  4. Sept auteurs pour finir l’école
  5. Les repères de la correction
  6. Avec la classe
  7. Pour le parent
  8. Les textes et leurs sources
  9. Sources et mise à jour
  10. Outils voisins

Une dictée découpée en groupes de mots

La dictée 1, « La traversée », compte 103 mots. Elle se dicte en 15 groupes, chacun lu une fois :

  1. La traversée dura trois jours.
  2. Je passai ces trois jours sur le pont,
  3. descendant au salon juste pour manger et dormir. […]
  4. Le Rhône était si large qu’on voyait à peine ses rives.
  5. Moi, je l’aurais voulu encore plus large,
  6. et qu’il se fût appelé : la mer !
  7. Le ciel riait, l’onde était verte.
  8. De grandes barques descendaient au fil de l’eau.
  9. Des mariniers, guéant le fleuve à dos de mules,
  10. passaient près de nous en chantant.
  11. Parfois, le bateau longeait quelque île bien touffue,
  12. couverte de joncs et de saules.
  13. « Oh ! une île déserte ! »
  14. me disais-je dans moi-même ;
  15. et je la dévorais des yeux…

Une dictée en quatre étapes

Écouter, écrire, se relire, corriger : les quatre étapes du lecteur reprennent le début de la dictée dialoguée décrite par Eduscol. La voix dit le texte, puis le reprend morceau par morceau, au rythme que l’élève donne lui-même en avançant. Les textes du CM2 vont jusqu’à 121 mots et 17 morceaux ; une barre de progression montre où l’on en est.

Ni les points, ni les virgules, ni les guillemets ne sont lus : la ponctuation reste à trouver. Les touches du clavier suffisent pour tout faire, et la liste s’affiche avec le point d’interrogation.

Ce que le programme attend en fin d’école

Le CM2 ajoute deux temps, le passé simple et le plus-que-parfait. Le programme y joint :

  • les groupes sujets inversés, d’abord dans des phrases simples ;
  • les accords entre le sujet et le verbe, et entre le sujet et son attribut ;
  • l’accord du participe passé avec le complément d’objet direct, pour les verbes conjugués avec avoir.

Quatre textes de cette page racontent au passé simple : « Cosette à la fontaine », « La fuite de Cadichon », « Miraut et les chats », « La traversée ».

En étude de la langue, le cours moyen prévoit des dictées chaque semaine. Rien n’en fixe la longueur ; ici, de 103 à 121 mots.

Sept auteurs pour finir l’école

Victor Hugo, Jules Verne, la comtesse de Ségur, Louis Pergaud, Alphonse Daudet, Jules Renard et George Sand signent les dix textes.

Dans « Cosette à la fontaine », tiré des Misérables, une enfant de huit ans va chercher de l’eau, seule, la nuit. Le passage ne montre aucun coup, mais la scène peut émouvoir : quelques mots sur l’histoire de Cosette peuvent aider les plus sensibles.

Dans « La rentrée des petits bergers », Pergaud écrit pattins entre guillemets ; la dictée les garde, comme l’édition.

Les repères de la correction

La correction souligne au plus dix pièges par texte, pris dans les notions du CM2 et des classes précédentes. Les participes et les adjectifs accordés y tiennent une grande place, comme tannée, bronzée chez Pergaud. Le trait distingue la sorte de piège, même sans les couleurs : plein, ondulé ou pointillé.

Trois textes contiennent un subjonctif imparfait ou plus-que-parfait : pût chez Verne, se fût appelé chez Daudet, n’eût maintenu chez Sand. Hors programme, ces formes ne sont pas marquées.

Depuis 1990, « apparaître », « île », « traînaient » s’écrivent aussi sans accent circonflexe : la correction accepte les deux graphies.

Avec la classe

  • Avant « La tempête », de Jules Verne, donnez le nom du bateau : le Sloughi.
  • Les textes de la campagne demandent quelques mots d’explication : soc et areau chez Sand, brancards chez Renard, droguet chez Pergaud.
  • Le lecteur ne demande ni compte ni installation : un navigateur et des haut-parleurs suffisent.

Pour le parent

Le CM2, cours moyen deuxième année, est la dernière année de l’école élémentaire ; le cycle 3 s’achève en 6e, au collège. Les textes sont plus longs qu’au CM1. Si votre enfant se décourage, réglez la voix sur « Lente » ou sur « Deux fois ».

Insistez sur la relecture : au cycle 3, l’élève apprend à vérifier dans ses propres textes l’accord du groupe nominal, du sujet et du verbe. La voix est une voix de synthèse, et la page n’envoie rien.

Les textes et leurs sources

1. La traversée

Alphonse Daudet (1840-1897), Le Petit Chose, chapitre II. Texte établi d’après l’édition Hetzel (Paris, 4e édition), p. [13]-14, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
La traversée dura (verbe) trois jours. Je passai (verbe) ces trois jours sur le pont (lettre muette), descendant au salon juste pour manger et dormir. […] Le Rhône était si large qu’on voyait à peine ses rives. Moi, je l’aurais voulu encore plus large, et qu’il se fût appelé : la mer ! Le ciel riait, l’onde était verte. De grandes barques (accord) descendaient au fil de l’eau. Des mariniers, guéant le fleuve à dos (lettre muette) de mules, passaient près de nous en chantant. Parfois, le bateau longeait (verbe) quelque île bien touffue (accord), couverte de joncs et de saules. « Oh ! une île déserte ! » me disais (verbe)-je dans moi-même ; et je la dévorais (verbe) des yeux…

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : pont → ponton, dos → dossier.

Juste aussi : ile au lieu de île, en orthographe rectifiée de 1990.

2. Les foins

Jules Renard (1864-1910), Histoires naturelles, « La Jument ». Texte établi d’après l’édition Arthème Fayard, illustrations de Benjamin Rabier (Paris, collection Modern-Bibliothèque, sans date, 1909 selon la notice de Gallica), p. 48, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
C’est la rentrée générale des foins ; les granges se bourrent (verbe) jusqu’aux tuiles faîtières (accord). Les hommes et les femmes se dépêchent (verbe), parce que le temps menace et que, si la pluie tombait sur le foin coupé, il perdrait de sa valeur. Tous les chariots roulent ; on charge l’un, tandis que les chevaux (accord) ramènent (verbe) l’autre à la ferme. Il fait déjà nuit que le va-et-vient dure encore. Une jument mère hennit dans ses brancards. Elle répond (verbe) au poulain qui l’appelait et qui a passé (verbe) la journée au pré sans boire. Elle sent que c’est la fin, qu’elle va le rejoindre et elle tire du collier comme si elle était seule attelée (accord).

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.

Juste aussi : faitières au lieu de faîtières, en orthographe rectifiée de 1990.

3. La fuite de Cadichon

Comtesse de Ségur (1799-1874), Mémoires d’un âne, chapitre II. Texte établi d’après l’édition Hachette illustrée par Horace Castelli (Paris, sans date), p. 18, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
La frayeur manqua me faire tomber ; mais je réfléchis aussitôt qu’en marchant dans l’eau les chiens ne pourraient plus sentir la trace de mes pas ; je me mis donc à courir dans le ruisseau, qui était heureusement bordé des deux côtés de buissons très épais (lettre muette). Je marchai (verbe) sans m’arrêter pendant fort longtemps ; les aboiements des chiens s’éloignaient (verbe), ainsi que la voix du méchant Jules : je finis par ne plus rien entendre. Haletant, épuisé, je m’arrêtai un instant pour boire ; je mangeai (verbe) quelques feuilles (accord) des buissons ; mes jambes étaient raides (accord) de froid (lettre muette), mais je n’osais (verbe) pas sortir de l’eau […]. Je me trouvai alors dans une grande prairie où paissaient (verbe) plus de cinquante bœufs.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : épais → épaisse, froid → froide.

4. Au-dessus de l’océan

Jules Verne (1828-1905), L’Île mystérieuse, chapitre I. Texte établi d’après l’édition Hetzel illustrée par Férat (Paris), p. 4, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Ils étaient donc perdus (accord) ! En effet, ce n’était ni un continent (lettre muette), ni même une île, qui s’étendait au-dessous d’eux. L’espace n’offrait pas un seul point d’atterrissement, pas une surface solide sur laquelle leur ancre pût mordre. C’était l’immense mer, dont les flots se heurtaient (verbe) encore avec une incomparable violence ! C’était l’Océan sans limites visibles (accord), même pour eux, qui le dominaient (verbe) de haut et dont les regards s’étendaient (verbe) alors sur un rayon de quarante milles ! C’était cette plaine liquide, battue sans merci, fouettée (accord) par l’ouragan, qui devait leur apparaître comme une chevauchée de lames échevelées (accord), sur lesquelles eût été jeté un vaste réseau de crêtes blanches ! Pas une terre en vue, pas un navire !

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : continent → continental.

Juste aussi : ile au lieu de île, apparaitre au lieu de apparaître, en orthographe rectifiée de 1990.

5. Miraut et les chats

Louis Pergaud (1882-1915), Le Roman de Miraut, chien de chasse, chapitre II. Texte établi d’après l’édition du Mercure de France (Paris, 1913 selon la notice de Gallica), p. 20-21, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Affamé et las, le jeune Miraut, dès qu’il eut mangé une petite terrine de soupe trempée (accord) avec de l’eau de vaisselle, de la relavure, comme disait la Guélotte, vint (verbe) flairer de son mufle encore épais (lettre muette) les petits chats endormis (accord). Sensible à la douce chaleur du poêle et de ces deux êtres aux corps vigoureux et sains (accord), dont il n’avait aucune raison de se méfier, il se coucha (verbe) sans hésiter à côté d’eux et s’endormit. […] Là-dessus, Mique fit (verbe) un brin de toilette, lustra son pelage velouté, puis tranquille, calme et rassurée (accord) sur sa géniture, elle fila (verbe) par les chatières pour sa chasse nocturne à l’écurie, à la grange et dans les hangars de la maison.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : épais → épaisse.

6. La rentrée des petits bergers

Louis Pergaud (1882-1915), La Guerre des boutons, chapitre I. Texte établi d’après l’édition du Mercure de France (Paris, 1912 selon la notice de Gallica), p. 10-11, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Les travaux (accord) des champs étaient achevés (accord) et, un à un ou par petits groupes, depuis deux ou trois semaines, on voyait (verbe) revenir à l’école les petits bergers à la peau tannée, bronzée (accord) de soleil, aux cheveux raides coupés (accord) ras (lettre muette) à la tondeuse (la même qui servait pour les bœufs), aux pantalons de droguet ou de mouliné rapiécés, surchargés de « pattins » aux genoux et au fond, mais propres, aux blouses de grisette neuves, raides, qui, en déteignant, leur faisaient (verbe), les premiers jours, les mains noires comme des pattes de crapauds, disaient (verbe)-ils. Ce jour-là, ils traînaient le long (lettre muette) des chemins et leurs pas semblaient alourdis (accord) de toute la mélancolie du temps, de la saison et du paysage.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : ras → raser, long → longue.

Juste aussi : trainaient au lieu de traînaient, en orthographe rectifiée de 1990.

7. Cosette à la fontaine

Victor Hugo (1802-1885), Les Misérables, II, livre III. Texte établi d’après l’édition Émile Testard (Paris), p. 164, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Cosette ne prit (verbe) pas le temps de respirer. Il faisait très noir, mais elle avait l’habitude de venir à cette fontaine. Elle chercha (verbe) de la main gauche dans l’obscurité un jeune chêne incliné sur la source qui lui servait ordinairement de point (lettre muette) d’appui, rencontra une branche, s’y suspendit, se pencha et plongea (verbe) le seau dans l’eau. Elle était dans un moment si violent (lettre muette) que ses forces étaient triplées (accord). Pendant qu’elle était ainsi penchée (accord), elle ne fit (verbe) pas attention que la poche de son tablier se vidait dans la source. La pièce de quinze sous tomba (verbe) dans l’eau. Cosette ne la vit ni ne l’entendit tomber. Elle retira le seau presque plein et le posa sur l’herbe.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : point → pointu, violent → violente.

8. Le labour

George Sand (1804-1876), La Mare au Diable, chapitre II. Texte établi d’après l’édition Quantin illustrée par Edmond Rudaux (Paris), p. 13, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Lorsqu’une racine arrêtait (verbe) le soc, le laboureur criait (verbe) d’une voix puissante, appelant chaque bête par son nom, mais plutôt pour calmer que pour exciter ; car les bœufs, irrités (accord) par cette brusque résistance, bondissaient (verbe), creusaient (verbe) la terre de leurs larges pieds fourchus (accord), et se seraient jetés de côté emportant l’areau à travers champs, si, de la voix et de l’aiguillon, le jeune homme n’eût maintenu les quatre premiers, tandis que l’enfant gouvernait les quatre autres. […] Tout cela était beau de force ou de grâce : le paysage, l’homme, l’enfant, les taureaux sous le joug ; et, malgré cette lutte puissante, où la terre était vaincue (accord), il y avait un sentiment de douceur et de calme profond (lettre muette) qui planait (verbe) sur toutes choses.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : profond → profonde.

9. Les moutons

Jules Renard (1864-1910), Histoires naturelles, « Les Moutons ». Texte établi d’après l’édition Arthème Fayard, illustrations de Benjamin Rabier (Paris, collection Modern-Bibliothèque, sans date, 1909 selon la notice de Gallica), p. 55, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Ils envahissent (verbe) le village. On dirait que c’est aujourd’hui leur fête et qu’avec pétulance, ils bêlent (verbe) de joie par les rues. Mais ils ne s’arrêtent pas au village, et je les vois reparaître, là-bas. Ils gagnent l’horizon. Par le coteau, ils montent, légers (accord), vers le soleil. Ils s’en approchent et se couchent à distance. Des traînards prennent (verbe), sur le ciel, une dernière forme imprévue (accord), et rejoignent la troupe pelotonnée (accord). Un flocon se détache encore et plane, mousse blanche, puis fumée, vapeur, puis rien. Il ne reste plus qu’une patte dehors. Elle s’allonge, elle s’effile comme une quenouille, à l’infini. Les moutons frileux s’endorment (verbe) autour du soleil las (lettre muette) qui défait sa couronne et pique (verbe), jusqu’à demain, ses rayons dans leur laine.

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : las → lasse.

Juste aussi : reparaitre au lieu de reparaître, trainards au lieu de traînards, en orthographe rectifiée de 1990.

10. La tempête

Jules Verne (1828-1905), Deux Ans de vacances, chapitre I. Texte établi d’après l’édition Hetzel, dessins de Benett (Paris, 1909 selon la notice de Gallica), p. 2, consultable sur Gallica. Source gallica.bnf.fr / BnF.

Voir le texte et la correction
Sur cette mer démontée (accord), dont les lames déferlaient (verbe) en projetant des lueurs livides (accord), un léger (lettre muette) bâtiment fuyait presque à sec de toile. […] Il était onze heures du soir. Sous cette latitude, au commencement du mois de mars, les nuits sont (verbe) courtes (accord) encore. Les premières blancheurs du jour ne devaient apparaître que vers cinq heures du matin. Mais les dangers qui menaçaient (verbe) le Sloughi seraient-ils moins grands (accord) lorsque le soleil éclairerait l’espace ? Le frêle bâtiment ne resterait-il pas toujours à la merci des lames ? Assurément, et l’apaisement de la houle, l’accalmie de la rafale, pouvaient (verbe) seuls le sauver du plus affreux des naufrages, — celui qui se produit en plein Océan, loin de toute terre sur laquelle les survivants trouveraient le salut peut-être !

Les pièges à vérifier :

  • Accord : au pluriel ou au féminin, la fin du mot change.
  • Verbe : la fin du verbe change avec le sujet et le temps.
  • Lettre muette : on l’écrit, mais on ne l’entend pas.

Un mot de la même famille la fait entendre : léger → légère.

Juste aussi : apparaitre au lieu de apparaître, en orthographe rectifiée de 1990.

Sources et mise à jour

Vérifié le

5 textes consultés, dont 2 officiels.

  1. Officiel Programme de français du cycle 3, annexe 1 (dictée p. 8, 9 et 14 à 20) education.gouv.fr · arrêté du 10/04/2025, BO n° 16 du 17/04/2025
  2. Officiel Eduscol, « Différentes formes de dictées », cycles 2, 3 et 4 (dictée dialoguée, p. 2) eduscol.education.gouv.fr · novembre 2018, lu le 23/10/2026
  3. Appui Conseil supérieur de la langue française, « Les rectifications de l’orthographe » (accent circonflexe, p. 7, 11 et 12) academie-francaise.fr · Journal officiel, Documents administratifs n° 100 du 6/12/1990
  4. Appui DSDEN de la Seine-Saint-Denis, « Les différentes formes de dictées » dsden93.ac-creteil.fr · lu le 23/10/2026
  5. Appui BnF, conditions d’utilisation des contenus de Gallica gallica.bnf.fr · lu le 21/10/2026

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